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_______________* Introduction : Qui fait très pub' de promo, on sait -__- ^^
Ils seront donc tous hébergés au campus pendant une année scolaire, et suivront leurs cours dans une classe spécialement créée pour eux.
Mais malgré leurs aptitudes étonnantes, ces élèves hors-normes restent des ados comme les autres, avec les mêmes tracas que les autres. Alors Lila-Grace, Enrico, Sigmund, Sienna, Tristan, Igor et Massimo réussiront-ils à devenir maîtres de leur destin ? Tout en gérant leur adolescence au mieux ? A découvrir au fil des pages..._______________________________________________________________________________/
___Du côté de Lila Witherspoon :
Arrivée à l'intérieur, mon sens inné de l'orientation se manifeste dans ma mémoire... M'obligeant ainsi à sortir le plan qu'on m'a envoyé avec les prospectus et le dossier d'inscription du campus. J'essaye vainement de le lire pendant quelques minutes avant de me rendre compte que je le tiens à l'envers... Oui, je SUIS blonde. Le remettant correctement en place, le chemin à emprunter devient plus évident. J'arrive donc devant la salle où nous avions tous rendez-vous, toque, rentre... Et me rends compte que je suis la dernière arrivée.
Mwa : - Presque, fais-je avec un sourire et un léger accent britannique.
Regard interrogateur.
Mwa : - Witherspoon.
___Du côté de Enrico Garcia :
Mais c'est quoi cet endroit ? S'il vous plait, je veux de l'aide... :
Des centaines de bâtiments, des centaines de personnes, des centaines d'arbres, des centaines de tout quoi ! Moi, un pur espagnol, un descendant du célèbre Salvador Dali, se trouve seul, en plein milieu de cette étendue de choses qui n'ont même pas un regard pour moi. Je suis un humain parmi d'autre. Ce n'est pas juste...
Est-ce donc ça la France ? Un monde de gens. Sans aucunes perception du monde qui les entoure. Non, mais vraiment, c'est scandaleux !
Les responsables du campus pourraient au moins avoir un peu de respect pour moi. Qu'ils m'escortent jusqu'à ma chambre, et pourquoi pas, qu'ils m'escortent jusqu'à mes cours ... ?
Je vais avoir du mal à me familiariser avec le climat français.
Bon, je ne vais pas rester planter dans ce parking où mon chauffeur vient de me déposer. Avec mes nouveaux livres sous les bras, je regarde le plan du campus que je tiens dans ma main. Le bâtiment où se déroulera mon premier cour se trouve plus loin sur la gauche. Je me mets en route. En me rendant à celui-ci, je profite quand même du paysage. Car oui, il y a en a. Ce n'est pas comme en Espagne, mais la végétation y est belle. De la verdure autour de nous est déjà une bonne approche pour inciter les jeunes à travailler. Mais je ne comprendrais jamais pourquoi mes parents m'ont envoyé étudier ici. Je devrais être dans un bureau avec mon père, en pleine négociation de contrats ! En train de forger ma vie professionnelle auprès de gens respectables, qui n'ont plus besoin d'apprendre. Des gens comme moi quoi...
Enfin bon, contraint et forcé, comme l'est ma vie, je continue ma route sans m'occuper du reste. Néanmoins, je reste stupéfait que personne ne me remarque. Non, excusez-moi, certaine personne me remarque : toutes les filles ont les yeux braqués sur moi. Mais j'ai l'habitude.
Non, ce que je veux moi, c'est que des gens me proposent leur service ou leur compagnie pour me distraire ! Serait-ce trop demander ? A ce que je vois, oui...
J'arrive à l'entrée du bâtiment des sciences. Mon cours est sur l'anatomie humaine. Super ! Je vais savoir comment on enfonce un pén.. Non, peut-être pas, mais l'idée est là, non ? Comme si je ne savais pas, moi.
Mais quelque chose détourne mon attention.. ( il faut le faire, parce que sur mes pensées précédentes, j'étais parti en plein rêve... ) Une jeune fille brune, bien maquillée, et je dois dire, bien " foutue " , se dirige vers la même salle que moi. Je la suis sans la quitter des yeux. Ce qui me vaut bien sûr quelques petits bousculements avec les épaules...
On pénètre ensemble dans la salle de classe ( aucune pensée non catholique cette fois-ci =D ) . Apparemment presque tout le monde est là. C'est-à-dire 4 personnes... Elle s'installe devant, vers le bureau du prof, et moi, quelques rangées derrière , avec pleine vue sur son c... Le professeur arrive au moment même où la sonnerie retentit.
Le professeur fait l'appel * Que c'est ennuyant les cours en France. A peine 5 minutes passées dans cet établissement, et je me sens déjà étouffé *.
Mais, là, il fut interrompu..En voyant entrer l'inconnue, je me dis que finalement, je n'ai pas vraiment perdu mon année. Deux bombes dans une classe de 7, c'est pas mal non ? Je connais déjà une partie de mon programme inter-classe de cette année...
Vous ne devez pas en savoir plus.
Bonne continuation
L'Administration."
Mais, il sait que ses élèves sont des êtres à part. Mais aussi, ce sont avant tout des humains. Et il se doit de faire son travail d'enseignant...Malgrès ce projet dont il n'en connait pas la moindre parcelle, il trouve ça abhérent de ne pas pouvoir faire preuve d'autorité.
Bien. Pendant ce point récapitulatif, le cours s'est terminé et les 7 gens sont en direction de leur prochain cours de 3h, qui bouclera leur matinée : l'espagnol.
___Du côté de Sigmund Arbeiten :
Heureusement, qu'il y a des gens sympa ici. Cette fille, là, Lila-Grace, un nom à coucher dehors, mais qui a au moins une conversation et non des yeux voyeurs ! Je me dis que ma mère n'avait peut-être pas tord : cette expérience n'était pas une bonne idée pour moi. Elle disait que je devais rester près d'elle au moment je commencerais vraiment à faire ma vie... Mais bon, mon esprit habituellement tranquille, et étant une bonne fille à maman, a fait des siennes ce jour là. En effet, je voulais être maîtresse de ma vie avant d'avoir atteint l'âge de squelettes et pouvoir enfin prendre des décisions seules. Et puis, là, c'est une année entière loin de ma routine quotidienne et de mon ancienne vie. Cette année, c'est un nouveau départ, dans une nouvelle classe, avec de nouveaux projets.
Enfin bon, j'essaie de l'ignorer du mieux que je peux et me concentre sur ma conversation avec Lila Grace, la blonde britannique et Sienna la brune italienne. Elles sont toutes deux très différentes mais semblent très sympas, c'est déjà ça. Le cours qui va suivre se trouve être celui d'espagnol, ça tombe bien, cette langue ne me pose pas vraiment de difficultés, comme la plupart des matières d'ailleurs. Un homme d'une trentaine d'années, donc relativement jeune, à l'allure méditerranéenne et débonnaire arrive devant notre salle de classe. Il nous salue gentiment et nous fait rentrer. Je choisis une place au deuxième rang, et Sienna s'installe à côté de moi. Deux des garçons s'installent non loin de nous à la rangée d'àcôté alors que les trois autres s'installent de manière systématique au fond, comme de grands habitués. Nous n'avons pas encore beaucoup parlé et j'ai du mal à retenir leurs noms aux consonances étrangères. Le prof commence par faire l'appel.
- Présente. ( Voix claire mais un peu timide... )
- Desanges Tristan.
- Là... ( Nonchalance désinvolte et paresseuse. )
- Garcia Enrico.
- Estoy ( Forcément, en espagnol... Un ton légèrement prétentieux j'ai l'impression. )
- Maïliss Massimo.
- Présent ( Voix neutre, passive...)
- Rossinelli Sienna.
- Présente ( Accent chantant et séducteur ).
- Toliovski Igor.
- Ici... ( Voix un peu bourrue à la « qu'est-ce qu'il me veut ??? »)
- Et enfin Witherspoon Lila Grace.
- C'est moi... ( Désinvolture et assurance comme une seconde nature ).
Même l'italienne. Même le français. Même le russe ! C'en était presque dégoûtant pour le pauvre enseignant xD. Il tenta alors des les coincer, leur demanda des choses du niveau de sa dernière année de faculté, ressortant de sa mémoire les questions pièges sur lesquelles il s'était cassé le nez. Même résultat. Pour eux, tout cela relevait de l'évidence...
___Du côté de Lila Witherspoon :
De se mordre la lèvre inférieure comme si tout ça n'était qu'une immense absurdité destinée à lui faire perdre le sens réel de la vie. De la vie telle qu'il l'entendait. Il se fichait éperdument de tout ça. Et ne s'en cachait pas. Si je comprenais aussi bien ce qu'il devait lui passer par la tête, c'est que je ressentais la même chose. Et cette similitude me gênait. Je me forçais donc une bonne fois pour toute à lâcher des yeux le bel androgyne blond quand son regard croisa le mien. Des yeux comme j'en avais rarement vus. Bleus, bien sûr.
Et qui trahissait exactement le sentiment que je décelais en lui. Nous nous regardions ainsi depuis ces secondes infinies, vous savez, celles qui paraissent durée un morceau d'éternité, quand Enrico lâcha près de moi sa règle qui tomba par terre avec fracas. Le bruit me fit sursauter, et je cessais immédiatement le contact visuel avec Tristan. Quand je relevais les yeux vers lui, il regardait déjà ailleurs, une lueur nouvelle que je n'aurais su définir dans les prunelles.
Je soupirais, furieuse de m'être laissée aller à le regarder comme une niaise. En plus, j'avais sûrement eu la bouche ouverte. Quelle horreur ! Vite, je dégainais mes écouteurs, et lançais mon morceau du moment, une vieille chanson de The Libertines.
___Du côté de Enrico Garcia :
Lila : - Non,mais regardez-le lui ! Tu te crois où ? C'est pas Voltaire ici !
Mwa : - la foudroie du regard - Je le sais, mais je m'éfforce de vous faire comprendre la mentalité des espagnols. Ca sert à ça, notre cours, non ?
Lila : - Non, pas vraiment, on apprend la langue.
Tristan : - Et puis, juste à te voir, on comprend la mentalité des espagnols : vantar, machiste, pervers, et sans aucuns interets...
Comme je suis plus intelligent qu'eux, je ne réplique pas. Et me tourne vers le professeur. Apparement, il avait suivit l'échange et était légèrement, je dis bien, légèrement amusé. Je fais celui qui n'a rien remarqué et me concentre sur le cours. Il en vient à parler des fêtes locales de Madrid. Connaissant bien le sujet, je reponds à toutes les questions encore une fois. Fière de Mwa !! Vraiment ! Je me sens trop bien ! Je veux profiter de ce moment jusqu'au bout . Mais malheureusement, j'entends des murmures dans mon dos.. Mais je ne me retournerais pas. Non ! Je veux garder ma fièreté. Je ne m'abaisserais pas ce genre de gaminerie.
Cependant, Lila , suivit par les autres élèves, me lance d'une voix agacée :
Tristan : - Ta gueule !
Sienna : - Tuo muso ! ( en italien )
Massimo : - το στόμα ta ! ( en grec )
Igor : - ваш рот ! ( en russe )
Sigmund : - Hält die klappe ! ( en allemand )
Je ne comprends vraiment pas leur réaction. Igor me regarde avec insistance, ses origamies dans les mains ; Sienna et Sigmund ont les yeux écarquillés ( genre, elles ne se rendent pas compte de ce qu'elles ont dit, ces filles à maman =D ) ; Tristan a un regard haineux. Mais c'est surtout l'attitude de Lila que m'irrite le plus. Elle me regarde. Divers sentiments l'assaille : haine, dégout et peut-être , oui peut-être, de la déception ? Mais pourquoi ? Pourquoi serait-elle déçue ? Elle voulait que je sois plus...plus...humble ? Je n'ai jamais été comme ça, pourquoi je changerais pour elle ? Je ne comprends pas sa réaction. En réalité, je ne comprends rien. Rien.
Seul Lila ressentit un mini, tout mini à regret à faire cela.
Dommage.
Notes des auteures :
- Le nom du lycée a été complètement inventé par nous , Trop fières XD.
- Les traductions de " Ta Gueule "ont été pour la plupart prises sur Internet, donc si elles ne sont pas exactes, nous sommes désolées. Si vous les connaissez, n'hésitez pas à nous le dire =).
- La photo du campus a été elle aussi trouvée sur Internet, donc si c'est le vôtre et ben... C'est pas fait exprès xD.
- Tous les commentaires sont acceptés ;).




