* - Alors, prête à être maîtresse de ton destin ?- Chiche ! *Michele Jaffe

*  - Alors, prête à être maîtresse de ton destin ?- Chiche ! *Michele Jaffe
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_______________* Introduction : Qui fait très pub' de promo, on sait -__- ^^




\__________Non loin des quais du port de Marseille, il y a un lycée. Le lycée Marie Antoinette. Et les professeurs qui y travaillent ont fait le pari fou de redonner l'envie du savoir et le goût du travail à sept adolescents, âgés de 16 à 18 ans, surdoués mais qui n'éprouvent aucun intérêt à apprendre, tous venus de sept pays européens différents.
Ils seront donc tous hébergés au campus pendant une année scolaire, et suivront leurs cours dans une classe spécialement créée pour eux.
Mais malgré leurs aptitudes étonnantes, ces élèves hors-normes restent des ados comme les autres, avec les mêmes tracas que les autres. Alors Lila-Grace, Enrico, Sigmund, Sienna, Tristan, Igor et Massimo réussiront-ils à devenir maîtres de leur destin ? Tout en gérant leur adolescence au mieux ? A découvrir au fil des pages...
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___Du côté de Lila Witherspoon :


Ça y est, le « grand » jour... Trop pas. Déjà j'avais aucune envie de venir ici. Et puis j'ai toujours eu horreur de la rentrée scolaire. Mais là, débarquée sur le parking de ce lycée où tout le monde me regarde comme si je venais d'une autre planète, j'ai carrément plus du tout envie de rester ! Les jeunes attroupés là me désignent d'une façon qu'ils doivent sans doute juger discrète, et se parlent entre eux à voix basse. Apparemment la création d'une classe « spéciale » a fait du bruit parmi ces lycéens. Mais il en faut beaucoup plus pour m'impressionner. Et puis je suppose que les autres nouveaux ont eu droit au même accueil chaleureux alors j'avance jusqu'au portail de ma démarche assurée et désinvolte. Un rapide coup d'½il alentour me permet de constater que je suis la seule à porter un slim vert pomme, un tee-shirt blanc aux motifs du même vert et une veste courte en cuir marron. Ils ont aucun sens du style ou quoi -_-' ? L'Angleterre me manque déjà...
Arrivée à l'intérieur, mon sens inné de l'orientation se manifeste dans ma mémoire... M'obligeant ainsi à sortir le plan qu'on m'a envoyé avec les prospectus et le dossier d'inscription du campus. J'essaye vainement de le lire pendant quelques minutes avant de me rendre compte que je le tiens à l'envers... Oui, je SUIS blonde. Le remettant correctement en place, le chemin à emprunter devient plus évident. J'arrive donc devant la salle où nous avions tous rendez-vous, toque, rentre... Et me rends compte que je suis la dernière arrivée.


Le prof' : - Lila Grace Witherson ?
Mwa : - Presque, fais-je avec un sourire et un léger accent britannique.
Regard interrogateur.
Mwa : - Witherspoon.


Bah ça commence bien, on sait même pas comment je m'appelle. J'aurai pu répondre vertement pour la forme mais j'ai préféré ravaler ma réplique, je m'étais déjà assez fait remarquée comme ça pour un premier jour de classe. Je jette donc un regard circulaire dans la salle, évaluant du regard les élèves présents et faisant des pronostics sur leurs caractères, repérant ainsi un beau gosse qui se la pète, une fashion glam du même moule, une coincée, un métaleux, un jeune homme d'apparence quelconque et un androgyne qui était absolument mon type... Bien sûr les apparences peuvent être trompeuses. Je choisis une table seule au milieu de la rangée à côté de la fenêtre, ce qui me place directement entre la jolie brune et le beau gosse. Le prof se met alors à déblatérer un long discours sur le pourquoi du comment nous sommes ici, ce qui me captive... Au point que je finis par observer attentivement les autres autour de moi. J'adore regarder les gens. Me dire un tel doit être comme ça, celle-ci semble plutôt comme ça... Je me trompe rarement, mais je m'attends à tout dans cette classe plutôt hors-norme. J'espérais en tout cas bien m'entendre avec eux, après tout puisque nous étions tous dans le même bateau, autant ne pas nous pourrir la vie mutuellement. Au plus le prof parlait, au plus je m'éloignais du monde réel pour m'enfoncer dans celui des songes et me mettais à rêver à mon piano, au morceau que je travaillais, à la façon dont je pourrai m'améliorer... D'ailleurs, y'avait-il d'autres pianistes dans la salle ? Mon intuition me soufflait que non, aucun n'en avait l'allure. Surtout pas le jeune homme installé derrière moi ! Je soupirai et songeai à mon iPod confortablement installé dans ma poche que j'avais follement envie d'écouter.




___Du côté de Enrico Garcia :



Waaa ! Je dirais même plus : A l'aide !
Mais c'est quoi cet endroit ? S'il vous plait, je veux de l'aide... :
Des centaines de bâtiments, des centaines de personnes, des centaines d'arbres, des centaines de tout quoi ! Moi, un pur espagnol, un descendant du célèbre Salvador Dali, se trouve seul, en plein milieu de cette étendue de choses qui n'ont même pas un regard pour moi. Je suis un humain parmi d'autre. Ce n'est pas juste...
Est-ce donc ça la France ? Un monde de gens. Sans aucunes perception du monde qui les entoure. Non, mais vraiment, c'est scandaleux !
Les responsables du campus pourraient au moins avoir un peu de respect pour moi. Qu'ils m'escortent jusqu'à ma chambre, et pourquoi pas, qu'ils m'escortent jusqu'à mes cours ... ?
Je vais avoir du mal à me familiariser avec le climat français.

Bon, je ne vais pas rester planter dans ce parking où mon chauffeur vient de me déposer. Avec mes nouveaux livres sous les bras, je regarde le plan du campus que je tiens dans ma main. Le bâtiment où se déroulera mon premier cour se trouve plus loin sur la gauche. Je me mets en route. En me rendant à celui-ci, je profite quand même du paysage. Car oui, il y a en a. Ce n'est pas comme en Espagne, mais la végétation y est belle. De la verdure autour de nous est déjà une bonne approche pour inciter les jeunes à travailler. Mais je ne comprendrais jamais pourquoi mes parents m'ont envoyé étudier ici. Je devrais être dans un bureau avec mon père, en pleine négociation de contrats ! En train de forger ma vie professionnelle auprès de gens respectables, qui n'ont plus besoin d'apprendre. Des gens comme moi quoi...
Enfin bon, contraint et forcé, comme l'est ma vie, je continue ma route sans m'occuper du reste. Néanmoins, je reste stupéfait que personne ne me remarque. Non, excusez-moi, certaine personne me remarque : toutes les filles ont les yeux braqués sur moi. Mais j'ai l'habitude.
Non, ce que je veux moi, c'est que des gens me proposent leur service ou leur compagnie pour me distraire ! Serait-ce trop demander ? A ce que je vois, oui...

J'arrive à l'entrée du bâtiment des sciences. Mon cours est sur l'anatomie humaine. Super ! Je vais savoir comment on enfonce un pén.. Non, peut-être pas, mais l'idée est là, non ? Comme si je ne savais pas, moi.
Mais quelque chose détourne mon attention.. ( il faut le faire, parce que sur mes pensées précédentes, j'étais parti en plein rêve... ) Une jeune fille brune, bien maquillée, et je dois dire, bien " foutue " , se dirige vers la même salle que moi. Je la suis sans la quitter des yeux. Ce qui me vaut bien sûr quelques petits bousculements avec les épaules...
On pénètre ensemble dans la salle de classe ( aucune pensée non catholique cette fois-ci =D ) . Apparemment presque tout le monde est là. C'est-à-dire 4 personnes... Elle s'installe devant, vers le bureau du prof, et moi, quelques rangées derrière , avec pleine vue sur son c... Le professeur arrive au moment même où la sonnerie retentit.
Le professeur fait l'appel * Que c'est ennuyant les cours en France. A peine 5 minutes passées dans cet établissement, et je me sens déjà étouffé *.
Mais, là, il fut interrompu..En voyant entrer l'inconnue, je me dis que finalement, je n'ai pas vraiment perdu mon année. Deux bombes dans une classe de 7, c'est pas mal non ? Je connais déjà une partie de mon programme inter-classe de cette année...












Le cours commence. Les élèves sont en partie attentifs. Les plus responsables d'entre eux : Sigmund Arbeiten, allemande ; Sienna Rossinelli, italienne et Massimo Maïlliss, Grec. En effet, Tristan Desanges, français ; Igor Toliovski, russe ; Enrico Garcia, espagnol et Lila-Grace Witherspoon s'occupent chacun à leur manière. Tristan s'amuse à caricaturer le professeur dans un dessin très ressemblant, Igor fait des origamies avec ses feuilles d'exercices, Enrico matte les filles qu'il a devant lui et Lila écoute son iPod dissimulé par son bras. Nous pouvons nous demander pourquoi le professeur ne réagit pas. He bien, la réponse est des plus simple : c'est un fonctionnaire. En effet, il a reçut des instructions. Une simple formalité :

" Vous ne devrez pas vous heurter pour n'importe quelle raison aux élèves de la classe Spécial. Ce, dans le but de les mettre en confiance et de faire aboutir notre projet pour le moins difficile.
Vous ne devez pas en savoir plus.
Bonne continuation
L'Administration.
"

Voici ce qu'il avait reçu le matin même dans sa boîte aux lettres de professeur. Très intrigué, il avait exécuter les ordres de ses supérieurs. Comme un fonctionnaire.
Mais, il sait que ses élèves sont des êtres à part. Mais aussi, ce sont avant tout des humains. Et il se doit de faire son travail d'enseignant...Malgrès ce projet dont il n'en connait pas la moindre parcelle, il trouve ça abhérent de ne pas pouvoir faire preuve d'autorité.
Nous pouvons aussi constater que la barrière languistique ne dérange en aucun point le travail. Evidemment, étant des élèves surdoué, ils ont tous au moins appris 5 langues vivantes. Donc, le français, qui est la langue principale des cours de cette année, ne sera pas un obstacle à l'apprentissage. De plus, ils pourront converser avec des facilités peu communes.
Bien. Pendant ce point récapitulatif, le cours s'est terminé et les 7 gens sont en direction de leur prochain cours de 3h, qui bouclera leur matinée : l'espagnol.














___Du côté de Sigmund Arbeiten :


Qu'est-ce qu'il peut être chiant ! Son regard, toujours en train de me reluquer, de m'apprivoiser. Je ne suis pas une bête de foire, et pourtant, il fait tout pour m'en donner l'impression..
Heureusement, qu'il y a des gens sympa ici. Cette fille, là, Lila-Grace, un nom à coucher dehors, mais qui a au moins une conversation et non des yeux voyeurs ! Je me dis que ma mère n'avait peut-être pas tord : cette expérience n'était pas une bonne idée pour moi. Elle disait que je devais rester près d'elle au moment je commencerais vraiment à faire ma vie... Mais bon, mon esprit habituellement tranquille, et étant une bonne fille à maman, a fait des siennes ce jour là. En effet, je voulais être maîtresse de ma vie avant d'avoir atteint l'âge de squelettes et pouvoir enfin prendre des décisions seules. Et puis, là, c'est une année entière loin de ma routine quotidienne et de mon ancienne vie. Cette année, c'est un nouveau départ, dans une nouvelle classe, avec de nouveaux projets.
Enfin bon, j'essaie de l'ignorer du mieux que je peux et me concentre sur ma conversation avec Lila Grace, la blonde britannique et Sienna la brune italienne. Elles sont toutes deux très différentes mais semblent très sympas, c'est déjà ça. Le cours qui va suivre se trouve être celui d'espagnol, ça tombe bien, cette langue ne me pose pas vraiment de difficultés, comme la plupart des matières d'ailleurs. Un homme d'une trentaine d'années, donc relativement jeune, à l'allure méditerranéenne et débonnaire arrive devant notre salle de classe. Il nous salue gentiment et nous fait rentrer. Je choisis une place au deuxième rang, et Sienna s'installe à côté de moi. Deux des garçons s'installent non loin de nous à la rangée d'àcôté alors que les trois autres s'installent de manière systématique au fond, comme de grands habitués. Nous n'avons pas encore beaucoup parlé et j'ai du mal à retenir leurs noms aux consonances étrangères. Le prof commence par faire l'appel.


Le prof' : - Arbeiten Sigmund.
- Présente. ( Voix claire mais un peu timide... )
- Desanges Tristan.
- Là... ( Nonchalance désinvolte et paresseuse. )
- Garcia Enrico.
- Estoy ( Forcément, en espagnol... Un ton légèrement prétentieux j'ai l'impression. )
- Maïliss Massimo.
- Présent ( Voix neutre, passive...)
- Rossinelli Sienna.
- Présente ( Accent chantant et séducteur ).
- Toliovski Igor.
- Ici... ( Voix un peu bourrue à la « qu'est-ce qu'il me veut ??? »)
- Et enfin Witherspoon Lila Grace.
- C'est moi... ( Désinvolture et assurance comme une seconde nature ).




Tous les élèves étaient installés, le cours pouvait commencer après l'appel. Le prof se présenta rapidement puis commença par une série de questions simples sur la langue qu'il enseignait, histoire de tester un peu le niveau d'ensemble. On lui avait, bien sûr, annoncé que cette classe Spéciale portait bien son nom et il s'attendait à de bons résultats. Ses premières questions furent un jeu d'enfant pour les adolescents qui s'étonnèrent même de la simplicité de la chose. Ayant constaté, après les avoir interrogé tour à tour, que leurs bases étaient bonnes, le prof se lança dans quelques questions plus difficiles, exigeant sur la syntaxe, demandant un vocabulaire précis, et des explications complètes de la grammaire espagnole... Et les réponses fusèrent. Comme si ce qu'il avait mis des années à assimiler n'était qu'une partie de plaisir, et devenait même source d'ennuis à force de facilité à cette bande de jeunes ! Bien sûr, le meilleur était sans nul doute Enrico, qui s'amusait comme un fou à faire valoir ses mérites dans sa langue maternelle, mais tous étaient excellents.
Même l'italienne. Même le français. Même le russe ! C'en était presque dégoûtant pour le pauvre enseignant xD. Il tenta alors des les coincer, leur demanda des choses du niveau de sa dernière année de faculté, ressortant de sa mémoire les questions pièges sur lesquelles il s'était cassé le nez. Même résultat. Pour eux, tout cela relevait de l'évidence...



___Du côté de Lila Witherspoon :



Dieu que je me faisais chier... De toute évidence, nous avions largement le niveau exigé. Peut-être même plus. Et le prof semblait s'étonner, de plus en plus surpris, par l'implacabilité de nos réponses. Il était même sidéré par les miennes alors que je ne m'étais jamais considérée comme très bonne dans cette matière. Toute fois, je l'étais sans doute plus que ses élèves habituels. Alors, je me mis, fidèle à moi-même, à divaguer. Mon regard se posait un peu partout, sur le prof et sur mes nouveaux camarades. Mais je me rendis rapidement compte que, sans l'avoir sciemment décidé, mes yeux revenaient plus souvent qu'il ne le fallait sur une seule personne... Tristan Desanges. Il me captivait. Et le pire, c'est que je ne comprenais pas pourquoi. Sa façon de regarder en l'air.
De se mordre la lèvre inférieure comme si tout ça n'était qu'une immense absurdité destinée à lui faire perdre le sens réel de la vie. De la vie telle qu'il l'entendait. Il se fichait éperdument de tout ça. Et ne s'en cachait pas. Si je comprenais aussi bien ce qu'il devait lui passer par la tête, c'est que je ressentais la même chose. Et cette similitude me gênait. Je me forçais donc une bonne fois pour toute à lâcher des yeux le bel androgyne blond quand son regard croisa le mien. Des yeux comme j'en avais rarement vus. Bleus, bien sûr.
Et qui trahissait exactement le sentiment que je décelais en lui. Nous nous regardions ainsi depuis ces secondes infinies, vous savez, celles qui paraissent durée un morceau d'éternité, quand Enrico lâcha près de moi sa règle qui tomba par terre avec fracas. Le bruit me fit sursauter, et je cessais immédiatement le contact visuel avec Tristan. Quand je relevais les yeux vers lui, il regardait déjà ailleurs, une lueur nouvelle que je n'aurais su définir dans les prunelles.
Je soupirais, furieuse de m'être laissée aller à le regarder comme une niaise. En plus, j'avais sûrement eu la bouche ouverte. Quelle horreur ! Vite, je dégainais mes écouteurs, et lançais mon morceau du moment, une vieille chanson de The Libertines.




___Du côté de Enrico Garcia :





J'adore ! Vraiment, c'est le paradis ! Même si mon niveau est largement audessus, je suis dans mon univers ° Non, mais ca va ouais ? Machiste va... °. Toutes les questions, j'y réponds. Je ne supporte pas que des élèves se trompent et je lui balance un de ces regards * Mais qu'est-ce tu fous là ? Retrouve ton cahier de vacances Dora, et fiche nous la paix *. Je sens que mon attitude ne plait pas vraiment à tout le monde. Je m'en contre-balance...

Mwa : .... De toute façon, le verbe estar n'est pas seulement un verbe qui sert à définir un lieu. Il est plus profond que ça... Il nous aide à nous situer,à nous comprendre. Il décrit notre état.. C'est important dans une vie d'espagnol..
Lila : - Non,mais regardez-le lui ! Tu te crois où ? C'est pas Voltaire ici !
Mwa : - la foudroie du regard - Je le sais, mais je m'éfforce de vous faire comprendre la mentalité des espagnols. Ca sert à ça, notre cours, non ?
Lila : - Non, pas vraiment, on apprend la langue.
Tristan : - Et puis, juste à te voir, on comprend la mentalité des espagnols : vantar, machiste, pervers, et sans aucuns interets...

Un léger sourire barre son visage. Je ne comprends pas ce qui se passe. Je ne veux rien de plus que montrer mon importance dans ce monde. Pourquoi personne ne me comprend ? C'est injuste...
Comme je suis plus intelligent qu'eux, je ne réplique pas. Et me tourne vers le professeur. Apparement, il avait suivit l'échange et était légèrement, je dis bien, légèrement amusé. Je fais celui qui n'a rien remarqué et me concentre sur le cours. Il en vient à parler des fêtes locales de Madrid. Connaissant bien le sujet, je reponds à toutes les questions encore une fois. Fière de Mwa !! Vraiment ! Je me sens trop bien ! Je veux profiter de ce moment jusqu'au bout . Mais malheureusement, j'entends des murmures dans mon dos.. Mais je ne me retournerais pas. Non ! Je veux garder ma fièreté. Je ne m'abaisserais pas ce genre de gaminerie.
Cependant, Lila , suivit par les autres élèves, me lance d'une voix agacée :

Lila : - Shut up ! ( en anglais )
Tristan : - Ta gueule !
Sienna : - Tuo muso ! ( en italien )
Massimo : - το στόμα ta ! ( en grec )
Igor : - ваш рот ! ( en russe )
Sigmund : - Hält die klappe ! ( en allemand )

Vraiment surpris, je me retourne. Je reste véritablement stupéfait. Comment osent-ils ? Jamais personne ne m'avait parlé de la sorte..Mes mains tremblent. Ma gorge me gratte ( signe de honte chez lui ^^ ). Ma vue se trouble. Je ne comprends pas. Pourquoi ont-ils réagi comme ça ? Je suis fier de mon pays, ne peuvent-ils pas comprendre ? Je me sens vide à cet instant. Complètement seul aussi.
Je ne comprends vraiment pas leur réaction. Igor me regarde avec insistance, ses origamies dans les mains ; Sienna et Sigmund ont les yeux écarquillés ( genre, elles ne se rendent pas compte de ce qu'elles ont dit, ces filles à maman =D ) ; Tristan a un regard haineux. Mais c'est surtout l'attitude de Lila que m'irrite le plus. Elle me regarde. Divers sentiments l'assaille : haine, dégout et peut-être , oui peut-être, de la déception ? Mais pourquoi ? Pourquoi serait-elle déçue ? Elle voulait que je sois plus...plus...humble ? Je n'ai jamais été comme ça, pourquoi je changerais pour elle ? Je ne comprends pas sa réaction. En réalité, je ne comprends rien. Rien.



* Je veux rentrer chez mwa. *





Sigmund, Massimo, Tristan, Igor, Sienna et Lila ne parlèrent plus à Enrico de toute la journée. Cette expèrience les lia tous les 6. Ce fut le départ de leur amitié et complicité. Ce fut aussi une façon pour eux de donner une leçon à Enrico.

Seul Lila ressentit un mini, tout mini à regret à faire cela.
Dommage.















Notes des auteures :
- Le nom du lycée a été complètement inventé par nous , Trop fières XD.
- Les traductions de " Ta Gueule "ont été pour la plupart prises sur Internet, donc si elles ne sont pas exactes, nous sommes désolées. Si vous les connaissez, n'hésitez pas à nous le dire =).
- La photo du campus a été elle aussi trouvée sur Internet, donc si c'est le vôtre et ben... C'est pas fait exprès xD.
- Tous les commentaires sont acceptés ;).

# Online seit Samstag, 14. Juni, 2008 um 10:16

Geändert am Mittwoch, 09. Juli, 2008 um 08:06

* Entre Ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis, Ce que vous avez envie d'entendre, Ce que vous entendez, Ce que vous comprenez... il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même... *Bernard Weber

* Entre Ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis, Ce que vous avez envie d'entendre, Ce que vous entendez, Ce que vous comprenez... il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même... *Bernard Weber
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___Du côté de Lila Witherspoon :


Et voilà c'est parti pour une deuxième journée de cours au lycée Marie Antoinette. Si on excepte le petit incident avec Enrico la veille, tout s'est plutôt bien passé. Hier soir, on a tous découvert les dortoirs dans lesquels on va être accueillis toute l'année scolaire. Soulagement : j'ai une chambre individuelle. Et je suis la seule. Les autres ont été répartis par paire : Sienna & Sigmund, Massimo & Igor, & enfin Tristan avec Enrico. Ils n'avaient pas l'air particulièrement ravis tous, surtout les deux derniers mais ils n'avaient pas vraiment le choix.
Enfin tout ça, je m'en fiche puisque ça ne me concerne pas. Mon sac est fait, je suis habillée, maquillée, coiffée et en route pour le premier cours de la journée : maths. Super !!! Trop pas. Moi, les maths ça me fait un peu comme le pudding : d'apparence extérieure ça a l'air vraiment indigeste, et une fois qu'on y goûte... C'est vraiment indigeste. Passons. Remarquez la gelée ça me fait un peu le même effet comme le... Bon cessons l'apologie de la bouffe anglaise. Non sérieusement, j'adore mon pays mais...C'est trop la honte de penser que notre réputation est faite sur le fish and chip.
Arrivée dans le hall du bâtiment, je tombe sur Sigmund et Sienna, que je salue amicalement. Nous nous mettons donc en route silencieusement jusqu'à notre salle de cours, ne sachant pas vraiment quoi dire pour briser la glace. J'ai un peu les mains qui tremblent et je sais parfaitement à quoi c'est dû. Il n'y a plus qu'à espérer que personne ne s'en rende compte. Pour penser à autre chose, je me mets à taper distraitement le rythme de la chanson que j'écoute ( oui mon iPod et moi, une grande histoire d'amour ).
Nous arrivons finalement à bon port, et comme ça n'a pas encore sonné nous nous installons devant la salle. Tristan et Enrico sont déjà adossés au mur d'en face. Ils ont tous les deux les bras croisés sur leur poitrine, se jettent des regards noirs et semblent se retenir de ne pas s'en mettre un sur la gueule. La situation m'amuse et me tire un sourire, je les salue et m'assied dos contre le mur en face du leur. Tristan me répond d'un " salut " froid et peu cordial, sans lâcher Enrico de ses yeux bleus fardés de crayon noir. D'un mouvement désinvolte, il empêche une mèche de ses cheveux blond platine de lui tomber dans l'½il. Et malgré moi... Je le trouve terriblement sexy. Vite penser à autre chose qu'à lui sauter dessus pour... hum. Enrico lui, cesse sa contemplation haineuse de l'androgyne français pour me demander :


Enrico : - Depuis quand tu me parles ?
Mwa : - Depuis approximativement une minute et deux dixièmes de seconde.


Je pouvais pas m'en empêcher, c'était plus fort que moi. Apparemment il s'apprêtait à me répondre vertement mais mon sourire le plus séducteur le coupa net dans son élan. Ah les mecs...




___Du côté de Enrico Garcia :



Ah les filles... Toutes les même : " jte cause, jte cause plus... " . Elles ne savent jamais ce qu'elles veulent...C'est désespérant...
Enfin bon. Je regarde Lila , m'abstenant de répliquer et je dirige mon regard vers Sigmund et Sienna. L'une , plutôt " bombe en folie " et l'autre, plus réservée et donc, moins " bombe en folie ". Dommage. Mais je pourrais lui dire discrètement où placer ses avantages sur son coprs, et ainsi, pouvoir la matter plus volontier. Cependant, ceci est un projet secondaire dans tous ceux déjà prévu.
La prof' de maths arrive. Elle nous installe. Drôle de façon d'aborder le comportement de lycéens en pleine puberté. Elle nous fait assoir tous au premier rang. Nous, surprit, ne disons rien.
Aussi, d'un commun accord de regard et de signes de tête, nous voulons voir jusqu'où peuvent aller ses manies de prof' de primaire...
Surtout qu'il faut voir son style vestimentaire : maucassins noirs, pantalon noir montant jusqu'au dessous des seins ( genre, qui sert de sous-tif xD ), pull rose en laine ( qui doit surement gratter -__- ) rentré dans le pantalon et cheveux moches lachés. Enfin, tout pour me plaire _-' . Etant un élève doté de capacitées mentales supérieures à la moyenne, j'en conclu que l'on va bien s'amuser...




Les élèves, quelque peu surpri par l'étrange attitude du prof', ne firent rien qui puisse l'énerver. Installés comme ils étaient, ils ne pouvaient en aucun cas faire des origamis, écouter de la musique ou tout autre chose ( que c'est bête =D ).
Pour faire un rapide résumé, le cours se déroula dans une entente inhabituelle. Inhabituelle pour des relations élève-professeure.
En effet, Mme Milka se trouvait être une excellente pédagogue, et surtout, surtout, elle ne s'est pas mise les élèves à dos. Elle devint pour eux leur " amie ". Une des seule personne dans ce lycée de dingues à ne pas voir en eux que des élèves surdoués mais des personne à par entière. Qui ont un passé. Un présent et un avenir. D'ailleurs elle leur assura que les maths ne sont qu'une excuse pour forger leur avenir. Elle leur affirma qu'elle les aiderai à prendre des décisions importantes, à passer des étapes difficiles avec courage et à se faire reconnaitre en tant que tel.

Voici le message qu'elle leur passa. Aucun des autres professeurs n'avait eu jusqu'ici ce genre d'approche. Tout le monde en fut touché. Même Enrico, qui y voyait là une façon de faire aboutir ses projets. Même Lila, qui en aurait presque eu les larmes aux yeux. Mais n'exagérons rien... Elle écouté attentivement, tandis qu'elle essayait de contrôler ses tremblements. On aurait pu croire que c'était à cause de la prof'...
Les autres furent émus par ce discours, mais ils se demandaient quand même si tout ce qu'elle avait dit était vrai. Si elle serait vraiment un soutient pour eux. Car, c'est ce qu'ils ont besoin. Les 7 jeunes, de soutient. Et d'Amour.



___Du côté de Tristan Desanges :



Assis sur ma chaine, j'écoute la prof nous parler. C'est plutôt rare chez moi... Mais bon celle-ci est d'un type assez inhabituel. Je suppose qu'elle est l'une des rares dans sa profession à penser que, non, effectivement, leur matière n'est pas le centre du monde et que les élèves assis en face d'eux sont des êtres humains, avec une vie & des problèmes. Et ça fait plutôt du bien d'être enfin considéré comme autre chose que comme le prototype de l'élève " parfait ". Dans le sens où nos connaissances sont suffisamment vastes pour qu'ils ne se donnent pas trop de peine à nous faire comprendre quelque chose. S'il y a bien un truc que je sais : c'est que le prof préfère le bon élève au mauvais parce que ça demande moins de travail, moins d'efforts, moins d'imagination. En somme le prof basique est plutôt feignant. Ce qui est notre seul point commun.
Comme à mon habitude, j'ai posé mon coude sur le rebord de la table et appuyé ma tête contre ma paume. Attitude qui me permet non seulement de lisser ma frange de façon sophistiquée, mais aussi de contempler à ma guise les mains de Lila, assise non loin de moi. Pourquoi ses mains ? Parce qu'il se trouve que c'est plutôt intéressant de voir qu'elle est en train de se battre pour retenir leurs tremblements frénétiques. Tiens tiens... Mademoiselle serait-elle légèrement en manque ? Et notre échange de regard hier... Ça a duré quoi, dix secondes ? Mais ça m'a limite fait l'effet d'une décharge électrique. Plus con tu meurs. Pourvu que je n'ai pas eu la bouche ouverte en la regardant. Oh non oh non oh non...
Programme ce soir : - me vautrer dans mon lit en oubliant mon cothurne...
- finir mon bouquin.
- répondre à mes mails.
Qui a dit que j'avais une vie passionnante ? Ah merde, faut que je me fasse les plaques aussi -___-".





___Du côté de Sigmund Arbeiten :


Me voilà dans ma nouvelle chambre ! Enfin ! J'ai un nouveau chez-moi, de nouvelles amies : Sienna qu'elle s'appelle. Elle partage la chambre avec moi. C'est sympa. De plus, ce n'est pas une fille qui étale ses affaires partout : elle les a tout de suite rangé. Mais, je crois qu'elle est muette...Mais chuuuut ! Faut pas le dire... Mes réflexions ne sont pas toujours les meilleures. Donc, pour avoir la confirmation, je lui demande directement en français :


Sigmund : - Est-ce que tu es muette ? ( la question qui tue... )
Sienna : - Pardon ? ( regard très très interrogateur )

A ben , non, elle sait parler .

Sigmund : - Je ne sais pas, mais tu n'a pas parlé depuis que tu es ici...
Sienna : - regard méchant et vexé - Je n'ai pas envie de parler, c'est tout. Et je ne veux pas me forcer.
Sigmund : - D'accord. Tout vas bien alors.
Sienna : - Oui.


Et elle prend ses affaires pour aller prendre sa douche. Je hausse les épaules en me disant qu'un jour elle finira bien par se décoincer.
Moi aussi je prends mes affaires pour la doudouche journalière et sort de la chambre. Dans le couloir, je croise Lila qui, elle est déjà en pij'. Je la regarde interrogativement : elle a les yeux rouges et dans le vague. Je m'approche donc pour voir si tout va bien. Elle comprend alors mes intentions [ même si elle n'a pas l'air dans le même système solaire que nous ) et s'engouffre trop vite dans sa chambre qu'elle ferme à clé. Tant pis... Je lui parlerai un peu demain. Non pas que je crois qu'elle va se confier à moi, mais juste pour lui refaire remarquer qu'elle n'est plus/pas seule ici.
Je passe devant la chambre d'Enrico et Tristan. Ils ont l'air de s'engueler. Je continue donc mon chemin jusqu'aux douches.






___Du côté de Enrico Garcia et Tristan Desanges :


Dans leur chambre :


E : Rends moi ce que tu tiens..Ma chaussette. - regard méchant -
T : - lui lance à travers la pièce -
Tu sais j'ai arrêté de les manger depuis que j'ai quitté la maternelle...
E :- l'a rattrape avec agilité avec un petit mouvement d'épaules -
Si tu le dis, tu as quand même toujours l'apparence d'un gamin...
T : - sourire en coin -
Depuis que je t'ai rencontré, je me sens moins seul dans ce cas.
E : - se retient de balancer sa pile de chaussette franchement pas lavée -
He bien, si ma compagnie t'empêche d'évoluer, va retrouver les filles, elles sont juste à côté.
( Hey je suis pas un pokémon >< )
T :- se passe une main dans les cheveux d'un geste désinvolte et assuré -
Je ne doute pas qu'elles seraient ravies de mon arrivée mais j'ai autre chose à faire
- allume une cigarette, saute sur son lit et ouvre son bouquin -
E : Hey , mais arrête ca tout de suite !
- lui arrache la cigarette des doigts -
- la jete par la fenêtre entrebaillé -
Tu te crois où ? Tu veux faire comme tous ces jeunes qui se pourrissent les poumons avec de la nicotine ?
Nan, en fait, nan, c'est pas pour toi que je dis ça. Je te dis ca parce que je ne veux pas être un tabagiste passif. En fait , je me fous royalement de ta gueule...Et puis, si tu put la nicotine, qu'elle fille voudra bien de ta bouche ?

T : - le foudroie du regard -
- se lève du lit et se plante en face de lui, les yeux dans les yeux -
Primo, je me fiche autant de ta gueule que tu te fiches de la mienne. Pour cette histoire de tabagisme passif, ok, mais y'a des façons plus délicates de le faire remarquer genre " Tristan, tu pourrais pas aller fumer dehors ? Merci " ou un truc du même accabit.
Deuxio j'ai jamais eu de problèmes pour les contacts buccaux avec les filles

E : - sourire pervers aussi -
Hey bien, si tu te dis aussi doué avec les filles , qu'est-ce que tu attends pour sauter sur Sigmung ou Lila ? Je te paris que je peux avoir Lila avant toi...
T : - éclate de rire -
- lève la main pour la lui faire toper -
Tu paries pour Lila ? Je me la fais quand je veux.
E : - la tape avec force - ( genre, elle est rouge la main à Tristan après xD )
Pari tenu !
T : " Aïe le con... "
- ne bronche pas d'un poil -

Génial ! Tu vas voir ce que ça fait de se faire griller par un beau gosse...
E : Et toi, tu vas voir ce que ca fait de se faire remballer par une belle fille !
T : Sûr que ce serait une première, mais toi t'as l'air plutôt calé sur le sujet ?
E : De se faire remballer ? Non, j'apprends au mec comme toi à le prendre biien.
T : Conversation stérile, je vais pisser & en griller une, à toute... Peut-être que quand je reviendrai t'auras déjà perdu le pari...
- clin d'oeil -
- sort de la pièce en sifflant -
E : Connard... - murmure -












Notes des auteures :
- Petits délires sur les Pokémons, vous avez nos plus plates excuses...
- Dsl pour le manque d'imagination pour le nom de la prof de maths : pas envie de chercher xD et comme j'étais en train de manger des chcolats Milka...^^

# Online seit Dienstag, 17. Juni, 2008 um 09:42

Geändert am Mittwoch, 18. Juni, 2008 um 13:01

* La musique est plus magique que tout ce que nous pourrons jamais faire dans cette école... * J.K. Rowling

* La musique est plus magique que tout ce que nous pourrons jamais faire dans cette école... *   J.K. Rowling
*
*
*

___Du côté de Lila Grace Witherspoon :



Sonnerie du réveil. Mal de crâne épouvantable. Bang, le mur. Silence. Enfin... Je me retourne sur le côté et referme les yeux. On est samedi, donc pas de cours aujourd'hui. J'ai tellement mal à la tête que je n'arrive plus à dormir. Renonçant à trouver le sommeil, je préfère me lever et aller m'installer sur le rebord de ma fenêtre. J'ai pleine vue sur le campus désert à cette heure matinale. Je soupire. Jetant un rapide regard vers le miroir, je m'aperçois que mes yeux sont rougis, mes pupilles encore dilatées et que mon visage est d'une pâleur mortelle. Génial, la gueule d'un lendemain de fête après une journée de cours. J'aurai pas l'air suspect comme ça. Mais hier soir, c'était plus fort que moi. Il fallait que je le fasse. A tout prix.
Descendant de mon perchoir, j'attrape mon paquet de clopes, en allume une puis ouvre mon armoire. J'opte pour un slim noir, un haut blanc & noir, avec des partitions dessus, mon keffieh. Et puis des lunettes de soleil même s'il fait un temps pourri je peux pas sortir avec ces yeux-là. Je file à la douche, ça fait plutôt du bien. Je m'habille et me maquille, chausse mon iPod. Les dernières mesures de " Houna " des BB Brunes résonnent à mes oreilles, et cette même phrase répétée deux fois " T'es comme une héroïne qu'on chérit un peu trop ". Je soupire, c'est sûr que l'héroïne je la chéris un peu trop... Jugez vous même des conséquences. J'éteins le baladeur puis dévale l'escalier jusqu'au réfectoire où sont servis les petits déjeuners. Enrico est assis à une table, seul. Je prends mon plateau puis le rejoins et m'installe en face de lui.



___Du côté de Enrico Garcia et Lila Grace Witherspoon :




L : - lui fait un sourire -
Hello...
E : - lève son nez de son bol -
Salut.
L : Tu t'es réveillé vachement tôt dis donc.
E : Ben ouais, et alors ?
L : Bah rien, je constate. Vous vous êtes engueulés avec Tristan hier ?
E : Ça t'intéresse ?
- regard méchant -
- puis regard illuminé ( il se rappelle de son pari le c*n )
Ben ouais un peu mais c'est des broutilles.
- regard de chien battu -
L : - hausse un sourcil devant son brusque changement d'expression mais décide de faire sa gentille -
Ah... Tu veux en parler ou ça va ?
E : Ça va aller ne t'inquiète pas.
- se lève pour aller jeter son bol et revient s'asseoir à côté d'elle -
L : - remue du bout de sa cuillère ses cornflakes auxquels elle n'a pas touché -
Et sinon... Tu te plais ici ?
- le regarde, ses lunettes de soleil sur le nez bien qu'ils soient à l'intérieur du ref -
E : Ben ouais pas mal, il y a des jolies filles...
- essaye de trouver ses yeux à travers ses lunettes, et s'approche un peu plus d'elle -
L : - sourire amusé -
Y'a que ça qui t'intéresse ?
E : - sourit, commence à avancer sa main vers sa cuisse -
Ben qu'est-ce que tu veux qu'il y ait d'autre ?
L : - ne se rend compte de rien, encore légèrement sous l'emprise de l'héroïne -
J'en sais rien... T'as pas de passion en dehors de la drague ? Du sport, de la musique peut-être ?
E : - pose sa main -
Non, rien de tout ça. ( il sait très bien mentir... )
L : - le regarde et lui sourit -
Moi je joue de la guitare & du piano... Surtout du piano en fait.
E : - la regarde stupéfait -
On ne dirait comme pas ça...
L : - nouveau sourire -
Ouais je sais mais ça n'empêche rien... D'ailleurs faut que je me renseigne pour trouver la salle de musique ici. Tu saurais pas par hasard ?
E : Mwa ?
Je ne connais rien en musique comment tu veux que je t'aide ?

- soudain en colère , il se lève pour partir -
Débrouille toi sans moi...
L : - hausse les sourcils -
Ben c'est pas la politesse qui t'étouffe. Je t'agresse pas, je te demande un renseignement.
- se lève aussi avec son plateau dont elle n'a rien mangé du contenu -
- le vide à la poubelle -
Tu m'accompagnes faire un tour dehors ou t'es trop énervé voire juste occupé ?
E : - la regarde en franchissant le pas de la porte -
Trop énerve et juste occupé. Laisse moi tranquile stp
- sa voix dérailla -
Je voudrais me retrouver seul... Tu peux comprendre ?
[ sa voix est différente, comme ... émue ? ]

L : - le regarde, toujours étonnée par son comportement ultra changeant -
Ouais t'inquiète...
- lui fait un bisou sur la joue -
On se voit plus tard.
- sort du ref -



___Du côté d' Enrico Garcia :


Ce qu'elle m'a dit... J'y repense encore et encore, et encore... La musique. Comme j'aimerai pourvoir en faire. Ma vie serait tellement plus excitante, avec plus d'adrénaline. Ah, comme j'aimerai que ma tante soit là, avec moi...
Je ne vois presque plus rien devant moi. Je crois que je pleure. Je n'en peux plus. Je rentre dans ma chambre ( Tristan est bien sur aller petit-déjeuner ^^ ) et je m'appuie contre mur. Je m'en veux d'avoir ce moment de faiblesse. Mais je me sens tellement mal, et Lila a tout fait resurgir. Tout ce que je tentais d'enfouir est remonté à la surface d'un simple battement de coeur. Tout. Ma passion, ma famille, ma situation, et mon angoisse. La plus profonde, mais la plus réaliste. Cette angoisse que l'on découvre mon Secret. Cette angoisse de me ridiculiser. Cette angoisse de tout perdre. Je veux revenir à l'âge de mes 12 ans, quand j'ai découvert ce qui me tenait vraiment à coeur. J'ai bien faillit faire aboutir mon rêve ! Comme j'ai rêvé de pouvoir enfin devenir moi aussi un grand artiste et d'être enfin en paix avec moi-même... Mais, il y a 3 ans , tout à basculer et je ne veux plus penser à tout ça. Enfin, je ne voulais plus. Je ne pensais pas avoir encore à me rememorer ses souvenirs. Ils réchauffent mon corps toutes les fois où j'y pense, mais ils brûlent aussi mon âme. Ca me détruit et personne n'y peut rien.
Personne.









Je me ressaisis. Le weekend vient juste d'arriver et je veux pourvoir en profiter pleinement. Et puis, finis de chialer pour un rien. Finis le fils à papa qui fait tout ce qu'on lui demande. Ce weekend est mon premier loin de chez moi, autant rire et s'amuser un bon coup.
Je sors de la chambre. Les étudiants commencent à se réveiller. Je vois Igor qui sort de la sienne, baillant ouvertement, une serviette autour de la taille et torse nue. Finissant de bailler, je lui adresse un sourire charmeur. Je viens de remarquer qu'il a quand même pas mal de perctoraux...
Mais , bon, il me retourner mon sourire et je continue mon chemin.









_______________* Ellispe de 2 semaines. Pendant ces 2 semaines :



Des affinités et des complicités se sont crées entre les élèves. Les professeurs suivent à la lettre la consigne de ne pas réprimander les élèves. Sauf Mme Chocolat [ Mme Milka ^^ ] qui devient très vite une amie plus qu'une professeure. Les élèves se rendirent comptes que le discours qu'elle leur avait servit en début d'année était empli de vérité.
Lila, ne s'est plus droguée.
Enrico et Tristan n'ont pas oublié leur pari. Ils firent nombres tentatives vaines. Lila a quand même des doutes sur leur réelles intentions mais elle préfèrait les voir comme des mec pervers que comme des parieurs...
Sienna se sent mieux maintenant et commence à aller vers les autres.
Sigmund , elle s'entend bien avec tout le monde et suit les cours maintenant avec plaisir.
Igor, progresse dans ses origamis.
Massimo est toujours aussi effacé.



___Du côté de Tristan Desanges :



Deux semaines passées dans ce campus maintenant. Bon pour moi c'est un peu différent, j'y étais déjà l'année dernière. Meilleur élève du lycée. Mais la classe Spéciale n'existait pas encore et j'étais dans une Première normale. Enfin bon ici les choses se sont pas mal améliorées. Je supporte presque Enrico. Faut dire qu'il lui arrive d'être sympa entre deux crises de narcissisme. Et puis pour le pari ça a pas vraiment avancé. Avant de rencontrer Lila, je savais pas qu'on pouvait haïr et admirer une personne en même temps. Aux extrémités. Mais cette fille est extrême dans tout ce qu'elle fait. C'est tout ou rien, elle est paradoxale aux limites du paradoxe. Un peu comme moi en fait. Mais qu'est-ce que ça peut faire ?
Ce qui est bien quand on vit dans un internat comme celui-ci, avec des profs comme les nôtres, c'est-à-dire qui nous laissent faire exactement ce que bon nous semble : c'est les week-ends. On sort, on fait la fête, on boit, on rentre à pas d'heures. Et on a pas de parents hystériques pour nous sauter dessus à quatre heures du matin quand on parle à son portail genre " chutttttttttttttt faut pas faire de bruiiiiit " et qu'on rigole comme un con dans son jardin avant de tomber dans les massifs de fleurs et de rire encore plus fort. Ne riez pas. Ça m'est souvent arrivé ^^". Faut bien que jeunesse se fasse. D'ailleurs on nous a annoncés qu'à l'occasion d'Halloween, une fête déguisée serait organisée au lycée. Ça risque d'être marrant.
Enfin bon là, je suis en cours. De français. Assis à côté de la fenêtre, je regarde la vie des gens à l'extérieur. Profitant des derniers rayons de soleil, des étudiants dés½uvrés se prélassent dans les grands carrés de pelouse qui entourent tout le lycée. Ils rient, s'embrassent, s'engueulent, bavardent...



Le prof : - Tristan !
Mwa : - Mmmh ?
Le prof : - Avez-vous la moindre idée de ce dont nous sommes en train de parler ?
Mwa : - Aucune.
Le prof : - Nous étions en train de nous demander ce que Victor Hugo voulait réellement faire transmettre à ses contemporains lorsqu'il écrivait Claude Gueux. Une idée ?
Mwa : - La prohibition religieuse via la pauvreté ?
Le prof ( décontenancé ) : - Euh... oui.
Mwa : - What else ?



La classe rit, le cours reprend, mon regard divague de nouveau à l'horizon. Cette vie m'ennuie.



___Du côté de Igor Toliovski :


Je me plais vraiment trop dans ce lycée ! Finalement, les gens de ma classe ne sont pas hostiles comme je le pensais au départ..
J'ai sympathisé avec beaucoup qui ne sont pas non plus dans notre classe. J'ai repéré pas mal de BG... La France est vraiment le meilleur endroit endroit pour faire des rencontres interessantes. Les différences sexuelles sont moins marquées qu'en Russie, ce qui est une vraie libération pour moi. Je vais enfin pouvoir satisfaire mes pulsions... Surtout pendant la fête costumé d'Halloween...On va bien s'amuser. Je vais essayer de me rapprocher un peu plus d'Enrico.
Enfin bon, pour l'instant, Sienna et Sigmund viennent me gratter souvent l'amitié. Non pas que ca me déplaise, mais ce n'est vraiment pas mon genre...Ni mon type..

Pendant une heure de trou, nous nous retrouvons tous les 7 sur la pelouse du campus, alongés pépère sur l'herbe tendre. Le temps est au beau fix et tout semble paradisiaque...


I : Alors, comment vous allez vous déguiser ?
L-G : En Vampire japonais.
E : Original, ca doit être bien sexy ca...
L-G : - lève les yeux au ciel -
Genre comme un manga quoi, avec les cheveux roses et tout... Et vous les filles ?
Sig : En peripatéticienne moyennâgeuse - fit un clin do'eil -
L-G : - se marre -
J't'aiderai pour le déguisement...
- nouveau clin d'oeil -
Et toi Sienna ?
Sie : Je sais pas trop... Vous avez des idées ?
M : pk pas en danseuse de cabaret ?
Sie : - pique un lèger fard -
Nan !
E : ben en joulie princesse - ses yeux dérivant légèrement vers sa poitrine ^^ -
T : - suit le regard d'Enrico -
Je suis sûr que ça t'irait bien.
- lui fait un sourire charmeur -
Sig : Hey arrêtez les gars. Vous croyez qu'on ne vous voit pas ?
T : Nouuuus ?
- moue angélique -
L-G : - fait mine de le frapper -
Ouiiiiiiiii
E : - s'enmèle un peu, juste un peu , et attrape Lila - Ne le tabasse pas le pauvre, se sera sa première soirée, il faut qu'il soit en forme
L-G : - sourit -
- s'assoit sur Enrico pour pas salir son slim jaune >< -
Et toi, Enricounet, ce sera ta première soirée aussi ? T'as prévenu Maman ?
E : ahahah, très drôle - mets ses bras autour de sa taille -. Non, je ne l'ai pas prévenue, mais tu m'aideras à bien m'en sortir ?
I : Hum hum, je vous signale que vous n'êtes pas seul...
L-G : - regarde ses bras d'un air suspicieux -
T'inquiète Igor, y'a aucun risque ^^"
T : Qui voudrait bien coucher avec Enricounet d'abord ?
- sourire amusé à Enrico -
E : Toutes les filles - resseire son étreinte -. C'est bête que se ne soit pas pareille pour toi ?
- sourir à peine méchant et provocateur -
T : Qu'est-ce que t'en sais ?
- lui rend son sourire -
L-G : Bon ça suffit les mecs...
- se lève et va s'asseoir sur sa veste -
Sig : - chuchote - je crois que c'est plus raisonnable Lila .
Bon, alors, le costume de Sienna ?

I : en astronaute...
E : ca fait tapette même pour une fille
Sie : Adorable... Non je pensais en sorcière mais c'est banal
E : oui un peu
L-G : En lapin !!!!
I : ou en Chienne ! [ non, pas pervers ^^ ]
Sie : - le foudroie du regard mais ne peut s'empêcher de sourire -
Euh laissons tomber les animaux ok...[:c]
L-G : Et d'abord les garçons, vous vous déguisez en quoi ?
E : moi, en militaire, avec de jolis biscottaux = D
I : En caricature de la prof' de Maths
T : En chippendale
L-G : Wuaw...
- se met à rire -
Sig : je sens que ca va être excitant...
T : - sent son portable vibrer dans sa poche -
Oups faut que je vous laisse...
- embrasse Lila sur la joue et lui fait un clin d'oeil -
A plus...
- s'éloigne en répondant au tel -
Sig : tu lui as tapé dans l'oeil Lila...
E : Mais nan, c'est juste qu'il avait une pulsion - mine éxaspérée-
L-G : Je leur fais tous cet effet-là...
- clin d'oeil pour détendre l'atmosphère-


Tous rirent avec bonne humeur...













Notes des auteures :
- Rien à dire ... =)

Edit : Désolées si la suite met un peu de temps à venir, elle est écrite mais sur papier donc il faut que je la retape entièrement sur ordi -___-" xD.

# Online seit Donnerstag, 19. Juni, 2008 um 05:48

Geändert am Mittwoch, 25. Juni, 2008 um 08:13

* C'est la fête !!! *Walt Disney

* C'est la fête !!! *Walt Disney
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_______________* Grande Soirée d'Halloween organisée par l'administration du campus.




___Du côté de la chambre des filles :


Moi, Sigmund, me déclare officiellement p*te !
comme je me sens ridicule..Je regarde Sienna. Enfin, j'essaye, elle se cache derrière le pare-vent et ne veut pas en sortir.
Sig : C'est bon, Sienna, sort de là !

Sie : Non! C'est affreux...
Je me sens rougir alors que personne ne me voit. Mais je me sens ridicule... J'aurai jamais jamais jamais du laissé Lila s'occuper de m'aider à choisir mon déguisement !

Sig : voyons, on est entre fille et amie

L-G : Arrête fais pas la tête...
Je me regarde dans la glace et je ris. Les cheveux roses coiffés en pétard, une mini-jupe rose, des converses roses, un haut rose et noir... Les yeux encore plus maquillés en noir que d'habitude plus des fausses canines de vampire qui dépassent. La classe.

L-G : Sig a raison, sors Sienna...
Sig : je sais que j'ai raison, on est toutes habillées , maquillées et sorties de la salle de bain. A toi maintenant, n'est pas honte !
L-G : Allez miss, fais pas ta chiffonnée, y'a pas de raison que tu sois plus ridicules que nous...
Sie : Bon, ok...
Et je sors. Déguisée. En canari. Jaune fluo. L'horreur.

Sig : A ben, ca va , c'est originale, et puis tu es sur que personne n'aura le même costume - retient un rire pour ne pas vexer son amie -

L-G : Je suis sûre que tout le monde va te trouver troooooooooop chou =DD
Dis tu veux que je te maquille? On pourrait te peindre en jaune !
Bon c'est vrai que c'est flash. Mais bon Halloween c'est qu'une fois par an... Donc y'a pas de raisons de se priver. Et puis il faut bien la décoincer notre petite Sienna. Je suis venue dans leur chambre pour m'habiller et me maquiller avec elles, autant en profiter jusqu'au bout !

Sig : je peux aider ?
L-G : Bien sûr !
Sie : Au point où j'en suis...
- soupire -



___Du côté de la chambre des gars ( et non "gras " ) :



C'est trop drôle. Je ressemble trop à Mme Chocolat, comme on l'appelle tous maintenant...Je suis trop fière c'est vraiment réussi. Imaginez-la avec des poils au menton, des cheveux noir et tout fou, des baskets et puis, le pantalon-soustif !
I : Très réussi !

Je jette un oeil en biais à Igor de là où je suis. La ressemblance avec Mme Chocolat est frappante, j'hallucine.
T : Ben dis donc Igor, t'es sexy comme ça tu sais...
Pour ma part, je suis torse nu, avec juste un n½ud papillon autour du coup, & je porte un slim noir moulant.

Je les entends parler. Je ne veux pas aller les voir se dire qu'ils sont les plus beau mec de l'univers...Je suis jaloux et je le sais... J'espère bien réussir mon pari ce soir..Vu comme je suis fagoté, Tristan n'a aucune chance ! Je sors quand même des toilettes, vêtu du t-shirt vert moulant, et pantalon militaire..Le parfait BG !
E : Hey, les mec ont y va ?

T : Attends, il manque Massimo, il est toujours dans la salle de bain.
Je ne peux m'empêcher de jeter un oeil aux pectoraux d'Enrico moulés par son tee-shirt. Et ses abdos... Enfin bref. Gagner mon pari sera sans doute plus difficile que ce que je pensais, même si j'ai l'impression que nous sommes à peu près bâtis pareil.

M : J'arrive j'arrive...
Et effectivement, je sors de la salle de bain, déguisés en matelot. Avisant Tristan & Enrico, je me dis que j'ai bien fait de ne pas trouver un truc plus moulant : j'aurai été ridicule à côté de mecs comme eux.




Dans le bâtiment H.
Tous les élèves sont regroupés dans l'enceinte de la fête qui bat son plein. Boissons, nourriture, costumes, alcool... Tout y est. Sauf la drogue : INTERDIT. les profs ont déserté le campus pour cette occasion spéciale qu'est une fête entre étudiants.




___Du côté de Lila Grace Witherspoon :



J'ai pas pu m'en empêcher, le manque était trop présent. Sitôt sortie des dortoirs, j'ai fait faux bond aux filles qui gagnaient la salle où avait lieu la fête. Direction : les toilettes. J'entre vite dans une cabine vide, sort la seringue préalablement préparée dans ma chambre. J'inspire un grand coup puis enfonce l'aiguille à la pliure de mon coude, injecte l'héroïne. Quelques minutes passent sans que je ne bouge, j'attends les effets de la drogue. Soudain, ça vient. Comme toujours, je sombre dans un état second, mon acuité visuelle diminue, je me sens infiniment légère. Ce soir, je ne serai plus maîtresse de rien. Et demain, j'aurai tout oublié. Tant pis. Je sors de la cabine, me dirige vers la porte et laisse tomber la seringue dans la poubelle placée contre le mur. Je suis tellement ailleurs que je ne remarque même pas qu'elle tombe à côté. Les pupilles dilatées et les yeux rouges je percute violemment Massimo. La porte étant ouverte, il trébuche sur la poubelle et entreprend une rencontre violente avec le carrelage. Prise d'un fou rire incontrôlable, je le regarde se relever, ne me rendant même pas compte qu'il s'est aplati nez à nez avec ma seringue. Qui a dit grosse blonde ? Par contre je remarque son regard noir et décide de gagner enfin la salle spécialement aménagée où la fête bat son plein.
Notre petite bande de la classe Spéciale est facilement repérable, sur un bout de la piste de danse, grâce à un certain canari jaune fluo. Enrico, plutôt sexy dans sa tenue de militaire, s'avance vers moi. Je lui adresse un sourire aguicheur, déjà plus vraiment consciente de mes actes.




___Du côté de Massimo Maïlliss :




Faut que je parte. Tous ces rires, cette ambiance... C'est plus fort que moi je me sens mal. Discrètement ( autant que me le permettent mes rayures de matelot ) je m'éclipse vers un coin plus sombre. Mes poignets me démangent. Assis dans un buisson, je remonte mes manches. Merde, quand est-ce que je me suis fait ça ? Je... Non, encore ?
Des coupures impressionnantes rayent mes avant-bras. Le sang n'est pas tout à fait sec, certaines croûtes, plus vieilles, se décollent. Envie de vomir.
Ça m'a repris. Pris d'un dégoût incontrôlable envers moi-même, je cours vers les toilettes les plus proches ( à savoir, celles des filles, tant pis ) bousculant Witherspoon au passage. A cause d'elle, je trébuche sur la poubelle et m'écroule par terre ( pas grave, j'ai l'habitude ).
Cette salope de Witherspoon, complètement défoncée, rigole comme une demeurée.
Défoncée... En effet, je suis nez-à-nez avec une seringue, je viens de m'en apercevoir. Quelle conne, qui continue de pouffer sans même se rendre compte qu'elle est démasquée. Je me relève et lui lance un regard de mépris total, croisant ses pupilles dilatées, ce qui a pour mérite de la faire partir. Puis mon regard tombe sur la seringue, que j'ai ramassée au passage. L'aiguille m'attire, si fine, si pointue... Je l'imagine s'enfonçant dans la peau blanche... si blanche... Ma peau... Avant même de m'en rendre compte, je suis devant le miroir, regardant la seringue déchirer ma poitrine. Des perles rouges suintent, si rouge sur le blanc... Mmm... Je perds conscience de moi-même, tandis qu'inlassable, ma main déchire mon torse avec délectation.



___Du côté de Sigmund Arbeiten :



Comme je suis heureuse. Ma première soirée sans ma mère. Sans les " bois pas ça, mange pas ça, fais pas ça, va pas là, ... ". Une première pour mwa. Et puis, je suis avec un militaire, un matelot, un chippendale, Mme Chocolat, et la cerise sur le gâteau : un canari jaune fluo ! Trop mdr ! [ mort de rire, pour les incultes xD ]. Lila nous a quitté pour aller aux toilettes. Je regarde Tristan. Puis Enrico. Le premier la suit des yeux avec un regard protecteur. Le deuxième la suit des yeux avec un regard excité et... Je dois dire, avec un regard de prédateur. Sans état d'âme !
Ça m'inquiète. Mais bon, il ne fait rien qui doit davantage me faire soucis. Je pense donc à la soirée et aux mecs que je vais pouvoir rencontrer. Pas de pensées perverses, NAN ! Je suis comme toutes les adolescentes, je veux vivre une belle histoire d'amour !
Enfin bon, pendant ce temps-là, les gars et les filles dansent. Lila n'est toujours pas revenue. Enrico s'arrête soudain de danser, fixant quelque chose. Je tourne la tête dans sa direction : Lila. Il va la voir.



___Du côté de Enrico Garcia et Lila Grace Witherspoon :



E : Qu'est-ce que tu foutais ?
L : - sourire angélique, écarquillant ses yeux rouges, incarnation parfaite de l'innocence >< -
Ben pipi...
- désigne les chiottes en levant des yeux défoncés au ciel -
E : - regard sceptique -
Tu te fous de ma gueule ? Qu'est-ce que t'as pris ?
L : - soupire -
T'es pas mon père ok ?! Ça te regarde pas...
E : - approche son visage du sien -
Laisse tomber, je lâcherai pas l'affaire...
L : - plante son regard dans le sien -
- s'approche un peu plus de lui -
Et... Qu'est-ce que tu comptes faire ?
E : Surprise.
- s'approche encore -
L : - ne bouge plus -
- sent son haleine fraîche sur ses lèvres -
Mmmh... Tu veux pas me montrer ?
E : - pose ses mains à mi-chemin de ses fesses et ses hanches, mais plus vers ses fesses -
Pour commencer, viens danser.
- chuchote -
L : - pose ses mains sur ses épaules musclées -
- lui glisse sa réponse à l'oreille -
Juste danser ? Nul...
- éclate de rire -
E : - à peine vexé -
Nul ? Vraiment ? Alors suis-moi.
- prend sa main -




___Du côté de Tristan Desanges :



Merde, merde, merde. Moi qui croyais que cette soirée serait une véritable partie de plaisir, j'avais omis un détail : Enrico. Et son pari débile. Même si, au fond de moi, je savais que perdre mon pari n'était qu'une excuse pour justifier mon humeur massacrante. La vraie raison était autre : la jalousie pure & simple. Je n'appréciais pas du tout mais alors vraiment pas qu'Enrico s'approche d'elle, lui parle, la regarde, la touche... Non mais merde, il y avait des tas de canons à cette soirée, pourquoi jetait-il son dévolu sur elle ? Je vidais d'un trait mon verre de whisky-Coca quand je les vis s'éloigner de la piste de danse puis me raisonnai. Je n'avais absolument aucune raison d'être jaloux. N'est-ce pas ? Je pouvais avoir toutes les filles que je voulais, non ? Non ?... la plupart des mecs aussi d'ailleurs, même s'ils ne m'intéressaient pas. Elle n'était qu'une fille comme les autres. Oui c'est ça, une fille comme les autres. Pour tenter de m'imprégner de ces convictions, je vidai un nouveau verre de vodka-pomme. Me jugeant suffisamment blindé pour penser à autre chose qu'à ma jalousie obsédante, je m'avançai vers une brune sexy à souhait, son corps de rêve à peine voilé par une minijupe et un haut qui ressemblait plus à un soutif. Appétissant. Vraiment. Idéal pour se changer les idées. Déjà passablement excité, j'invitai la fille à danser, ce qu'elle accepta. Elle dût me dire son prénom à un moment ou à un autre de la conversation mais je l'oubliai aussitôt - il faut dire que nos rapports se limitaient à des contacts physiques plutôt qu'à des mots. Au bout de quelques danses langoureuses, nous sommes sortis " prendre l'air ". Vieux fantasme : j'ai toujours rêvé de faire l'amour dans l'herbe.
Ma conquête d'une nuit et moi passons pour se faire devant un banc où deux mecs s'embrassent d'une façon qui ne laisse aucun doute aux éventuels observateurs sur le degré de leur désir. Je peux même ajouter que l'un deux a la main plongée dans le caleçon de l'autre. M'apercevant que l'un des deux tourtereaux n'est autre que notre cher Igor, je lui adresse un sourire qu'il ne voit évidemment pas. Je m'imagine déjà lui demander si son petit copain lui a fait passer un bon moment... Juste pour voir sa tête, ce serait marrant. Bien entendu, je risque de me manger ce qu'il aura dans la main à ce moment-là mais j'ai passablement l'habitude en tant que boulet numéro un. Boulet qui est d'ailleurs bien parti pour une nuit de folie, étant donné que ma brune est appuyée dos contre un arbre, à l'abri d'un bosquet, et qu'elle a déjà déboutonné mon pantalon avec ses dents avant d'enlacer ma taille de ses jambes. Je vous laisse imaginer la suite... Sex, drugs & rock'n'roll YIHAAAAAAAAA !



___Du côté de Igor Toliovski :



Mes yeux scrutateurs analysent les mecs présents dans la salle. La plupart d'entre eux draguent des filles beaucoup plus jeunes qu'eux et naïves. Je décèle cependant un mec comme mwa. Même à travers son déguisement. Il y a parfois des signes évidents. Je m'approche de lui. Il sursaute mais ne me repousse pas. Apparemment, lui aussi se sent bien seul ce soir...
Ma technique de drague commence : discution, alcool, rires, petites mains, messes basses [ => rapprochement visages ^^ ], ... Je sens sa tension monter, ses maxillaires tendus. Trouvant le temps long, je lui chuchote à l'oreille et, main dans la main, nous sortons prendre l'air, un verre de Get27 dans l'autre main.
La nuit est claire et l'air frais. Ça fait du bien. Il décèle un coin sombre près d'un banc. Nous nous installons dessus. Je me sens excité à mort. J'ai vraiment besoin de... Mais je me retiens. Je ne veux pas le brusquer. Mais j'en peux plus d'attendre... Mais je me retiens. Mais j'en peux plus !!!
Soudain poussé par mon subconscient, je pose mon verre, met ma main entre ses cuisses et commence à l'embrasser comme si ma vie en dépendait [ je vous laisse imaginer ]. Lui-même répond, ce qui me surprend un peu. Je le croyais timide. Il met sa main sur mon c*l et j'accentue le baiser, remontant la mienne jusqu'à sa braguette. Glissant ses mains dans mon pantalon-soutif, je me soulève pour me mettre à califourchon sur lui. Mes doigts caressent la partie la plus intime de son anatomie. Enfin...



___Du côté de Sienna Rossinelli :



Des plumes partout. Jaune fluo. Quelle horreur ! Quelle idée avait donc traversé la tête de Lila ! Jamais je n'aurais du accepter.
Et les énormes pattes en peluche ( rose fluo ) qui me tiennent lieu de chaussures me forcent à marcher en écartant les jambes au maximum, ce qui me donne une démarche plutôt... spéciale. Sigmund, qui ne se tient plus, s'étouffe à moitié avec son verre de vodka orange puis se met à fredonner, entre deux deux crises de fou rire : " C'est la danse des canards... ( vous connaissez la suite ) ". Elle m'a bien eu, cette traitresse ! Soupirant, je m'approche du bar, histoire de noyer ma honte dans un verre de n'importequoipourvuquecesoitfort quand un Zorro musclé me bouscule dans le dos. Doucement, mais ça suffit pour que je perde mon équilibre rendu plus que bancal par mes grosses pattes pelucheuses. Je m'effondre, face contre terre.
Le Zorro me regarde un instant, comme pétrifié, puis éclate de rire. Heureusement que j'ai le nez collé au sol, car je sens mes joues devenir brûlantes. Je me relève... ou plutôt j'essaie. Oh non, mes pattes m'empêchent de plier les genoux, je suis coincée ! Pourquoi le ridicule ne tue-t-il pas ? Je voudrais mourir sur le champs. Zorro va finir par manquer d'air s'il continue. Il finit quand même par m'aider à me relever.


Z : Alors mademoiselle, on a des problèmes techniques ?

Je sens les larmes qui montent. Je vois flou, mes oreilles cuisent. Je voudrais fuir en courant. Mais à la vue de mes larmes, Zorro change totalement d'attitude.


Z : Qu'est-ce qui ne va pas ? Vous vous êtes fait mal ?

Je renifle, essayant de me contrôler. Je suis toujours d'une émotivité excessive. J'ouvre la bouche pour répondre mais aucun son ne sort car ma crise de larmes reprend aussitôt.
Inquiet, Zorro m'emmène m'asseoir sur un banc, un peu à l'écart. Petit à petit, je me calme. Et maintenant que les larmes ne me brouillent plus la vue, je m'aperçois que sans son masque, mon Zorro doit être vachement mignon.

Sie : Merci, ça va mieux maintenant. - timide -
Z : Mais de rien.
- sourit d'un air paternel -
Il est très bien ton costume de canard tu sais, très original.
Sie : - ne pas pleurer... -
Euh... merci mais c'est un canari, d'après Lila en fait.
Z : Ahah ! Lila ?
- ton interrogateur -
Sie : Oui, elle est avec moi dans la classe Spéciale. C'était son idée.
Z : - soupire -
Ok. Alors maintenant que t'es remise, je vais te laisser. Au revoir.
- part -
Sie : Au... Au revoir.
- déçue -



___Du côté de Enrico Garcia et Lila Grace Witherspoon :




E : - l'emmène dans le gymnase du campus -
Tu veux faire du sport ?
L : - sourit -
Ça dépend, quel type de sport ?
E : - lui prend le bassin et le colle au sien -
A ton avis ?
- sourit, pensant à son pari -
L : - passe ses bras autour de son cou -
- effleure ses lèvres des siennes -
Je préfère ça...
E : - remonte ses mains vers sa poitrine -
Moi aussi.
- l'embrasse fougueusement -
L : - le pousse contre le cheval d'arçon tout en répondant à son baiser -
- laisse glisser ses mains sur son torse jusqu'à sa braguette qu'elle défait -
E : - approuve mentalement ses actions -
- la prend et la projette sur le tapis de gym, la faisant lâcher son pantalon -
- enlève son T-shirt et se penche sur elle -
L : - caresse son torse avec un sourire appréciateur. L'embrasse dans le cou en libérant sa cascade de cheveux blonds de la perruque rose. Mord son torse avec ses dents de vampire en continuant de le caresser dans le dos -
E : - la morsure l'excite. Il la regarde dans les yeux en lui enlevant ses dents en plastique. Il fait ensuite glisser ses mains le long de son corps. Il atteint sa jupe, qu'il fait glisser et chatouille son entre-jambe -
L : - soupire d'aise et descend son pantalon d'un geste vif. Le laissant tomber, elle enlève son haut et plante un regard provocateur dans le sien -
E : - soutient son regard -
- enlève sa culotte et y descend son visage captivé -
L : - rit légèrement, et dit d'une voix feutrée -
Ça a l'air de t'intéresser, dis-moi.
- glisse ses mains dans son boxer en appliquant une légère caresse à l'endroit voulu -
E : - relève la tête -
Oui.



Une nuit longue et passionnée s'ensuivit...









Notes des auteures :
- Voilà une suite qui faisait 8 pages à la main... J'en voyais plus le bout en la tapant xD.
- Exceptionnellement, Marion en a rédigé deux paragraphes, ce dont on te remercie =D.
- Si les suites tardent un peu à pointer leur nez en ce moment, c'est que Choucul, une des deux auteures, est descendue chez Zizi - donc moi ><. Elle se retrouve ainsi privée d'Internet, enfin c'est un peu plus compliqué que ça mais voilà en gros. En tout cas, le début d'un prochain épisode a d'ores et déjà été commencé ^^.
- Merci de nous lire, d'autant que vos commentaires nous font vraiment chaud au c½ur et si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser <3.




# Online seit Freitag, 20. Juni, 2008 um 10:21

Geändert am Mittwoch, 25. Juni, 2008 um 10:24

* J'aimerai avoir un petit ami. J'aimerai qu'il vive sur un cintre dans ma penderie. Je pourrai l'en sortir quand je voudrais et il me regarderait comme les garçons regardent les filles dans les films. Comme si j'étais belle.*Jenny Downham

*  J'aimerai avoir un petit ami. J'aimerai qu'il vive sur un cintre dans ma penderie. Je pourrai l'en sortir quand je voudrais et il me regarderait comme les garçons regardent les filles dans les films. Comme si j'étais belle.*Jenny Downham
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_______________* Lendemain de la soirée d'Halloween



___Du côté de Sigmund Arbeiten :


Pff... Quelle soirée de merde... Oui, je sais, je me suis endormie. Je n'en suis pas fière. Au lieu de passer mon temps à boire, à draguer et tout ça, je me suis affalée sur le canapé comme une grosse dinde. Comme je regrette. Mais bon, je ne vais pas lamenter sur moi-même.
Je me redresse du canapé, toujours la tête dans le cul, les cheveux captant je ne sais quelle chaîne. Et je reste là. Et j'observe. La salle est bien sûr en bordel total, et j'y suis seule. Je m'interroge sur la soirée des autres. Tristan a bien du se trouver une fille ; Igor, j'en sais rien mais je crois qu'il est gay ; Sienna a du rentrer faire dodo tranquillement, comme une gentille fifille ; Enrico a du se faire Lila, j'en suis presque certaine ; et Massimo, trop chelou celui-là.
Bon, faudrait que je lève mon postérieur de ce canapé. Je m'exécute et regagne ma chambre. J'y découvre Sienna, complètement à la masse, en sous-vêtements, la bouche ouverte ( légèrement bavante ). Je me glisse silencieusement dans la salle de bain pour redonner à mon corps de rêve son aspect d'autrefois ° hum hum... °.


___Du côté de Tristan Desanges :



DRING DRIIIIIIIIING !
Oh non... Me dites pas que j'ai oublié de couper le réveil hier soir ? J'avance une main tâtonnante vers l'appareil qui s'écrase malencontreusement au sol et cesse son bruit infernal. J'ai le cerveau comme une compote oubliée au fond du frigo.
A côté de moi, ma conquête d'hier soir en écrase encore sévère, et le lit d'Enrico est vide. Les souvenirs de la veille se frayent un chemin douloureux vers ma surface consciente. Bon dressons un plan : A) virer la fille ( Barbara ? Alexandra ? Carla ? Maria ? Léa ? Laura ? Sarah ? Laeticia ? Rhooo et puis on s'en fout au fond >< ; B) prendre un ENORME petit déjeuner pour mieux préparer la phase C), soit faire avaler son slip à Enrico. J'avoue que question diplomatie c'est pas top mais bon... Mmmh...
Gentiment, je pousse la fille du coude jusqu'à ce qu'elle se réveille et l'invite à quitter la pièce. Elle ronchonne un peu mais n'insiste pas plus quand je lui tends son soutif et sa culotte qui résidaient mystérieusement sous la commode jusque là. Pour ma part, je gagne la salle de bain et prendre une douche rapide et froide. M'installant devant le miroir, je commence minutieusement à refaire mes plaques. Je viens de finir le côté droit quand Enrico fait irruption dans la pièce. Je précise que je suis en boxer et que la moitié de mes cheveux rebique inlassablement dans toutes les directions tandis que l'autre est impeccablement coiffée.


___Du côté de Igor Toliovski :


Réveil pas facile. Vraiment pas facile. J'ouvre difficilement les yeux : je me retrouve nez à nez avec du gazon tout frais. Gazon ?! O_o
Qu'est-ce que je fous dans l'herbe ? Doucement, mes souvenirs reviennent dans ma mémoire et je comprends. Je me souviens. Je tourne la tête à gauche : rien. Je tourne la tête à droite : rien. Je regarde droit devant moi : rien. Non ?... Si ?... Le connard ! II m'a laissé tombé comme une... tapette -_-.
Je me redresse, me rhabille rapidement et retourne aussi vite que possible dans mon lit douillet.





___Du côté de Enrico Garcia et Lila Grace Witherspoon :


E : - hihihi -
- bons souvenirs en tête, se réveille un sourire aux lèvres, s'assoit sur le tapis de gym, toujours aussi nu qu'Adam -

L : - reprend lentement conscience en gardant les yeux fermés, essayant désespérément de se rappeler ce qu'elle a fait la veille tandis qu'une douleur lancinante lui vrillait les tempes -
Me dites pas que... Merde.
- ouvre brusquement les yeux et se redresse, nue, pour découvrir avec horreur la salle de gym et Enrico à ses côtés -
E : - toujours souriant -

Bien dormi ? Moi ouiiiiii.
- clin d'oeil -
L : Ta gueule, tu veux ?
- récupère ses fringues en se maudissant intérieurement -
E : - prend un air faussement étonné -
Pourquoi ?
L : Laisse moi réfléchir...
- enfile ses sous-vêtements -
Mmmh... Pour commencer, tu existes, ce qui en soit est un crime, mais plus généralement, disons, pour avoir couché avec moi. Ça te va ?
E : Pff... Vous êtes trop susceptibles, vous les filles.
- ne bouge toujours pas de son tapis -
L : - lève les yeux au ciel -

Et les mecs vraiment trop cons.
- le regarde de haut en bas, ayant fini de s'habiller -
Tu comptes rester à poil toute la journée ?
E : Possible... Tu aimerais bien, hein ?
L : - soupire -
A vrai dire, je te trouvais mieux quand j'étais défoncée.
E : Merci.
- sourit toujours ^^ -
L : - murmure -

Vraiment très con...
- se lève et sort -


___Du côté de Sigmund Arbeiten et Sienna Rossinelli :


Sie : - ouvre les yeux en grand -
- se redresse soudainement et se frotte les yeux -
Ouille...
Sig : - sort de la salle de bain -
Tu as une de ces tronches !
- s'assoit sur son lit et regarde Sienna emmerger -
Sie : - lui adresse un regard endormi -
Mmmh... T'as passé une bonne soirée ?
- bâille -
Sig : - soupire -
M'en parle pas... Et toi ?


Avant que Sienna n'aie pu ouvrir la bouche pour répondre, Lila Grace ouvrit la porte de leur chambre et entra dans la pièce, vêtue d'un pantalon de survêt et d'un T-shirt large.

L-G : Je peux squatter les filles ?
Sig : Bien sûr.
- lui adresse un sourire bienveillant -
Viens t'asseoir.
- tapote son lit pour l'inviter à s'asseoir -
L-G : - lui fait un petit sourire et s'installe -
Merki... Vous faisiez quoi ?
Sig : Oh on parlait de notre soirée. Tu as fait quoi hier soir ?
- lui jette un coup d'½il suspicieux -
Sie : Allez vas-y dis !
L-G : - soupire -
Bon ok... J'ai couché avec Enrico...
Sig : - lève les bras -
JE LE SAVAIS !
L-G : - lui tire la langue -
Calme ta joie fifille.
Sig : - lui fait une grimace -
Alors, tu veux en parler ?
L-G : Ben... Disons que si je m'en souvenais, ça aiderait...
Sie : Quoi ? Tu couches avec un gars et tu t'en rappelles même pas ?!
- yeux ronds -
Sig : - regard très scrutateur -

Lila ?
- la fixe -
L-G : - lui fait un sourire repentissant -
Mouiii ?...
Sig : Avoue ton pêché mignon...
L-G : Euh tu veux parler de ...
- voix presque inaudible -
l'héro ?
Sie : - manque s'étouffer en avalant sa salive -
Sig : Ben voilà, c'est pas si difficile ! Je te remercie de ta franchise ! Bon, maintenant, dis nous : tu te souviens si tu t'es protégée au moins ?
L-G : - soupire -
Même pas...
- enfouit sa tête sous l'oreiller -
Sig : Pff... Bon alors, comment tu vas réagir face à Enrico ?
- s'approche de l'oreiller -
Tu vas lui tirer la langue comme moi tout à l'heure ?
L-G : - relève la tête -
C'est pas tellement lui qui m'inquiète. Parce que tu vois, c'est pas vraiment la première fois que ça m'arrive, ce genre d'histoire. Je m'en veux à mort.
Sig : Ouais je m'en doute. Mais bon, un petit conseil : c'est fait, c'est fait. Continue à regarder droit devant sans te retourner et tu arriveras à surmonter tes regrets.
L-G : Mwais. Enfin je préférerais éviter que ça se reproduise. Je parlerai à Enrico plus tard. Et vous, alors ? La soirée ?
Sig : Comme tu veux... Ma mienne, de soirée ?
- regard dégoûté -
Gros dodo sur le canapé tout dur de la salle de fête...
L-G : - rigole -
Pouah, même pas rencontrer un garçon sympa ?
Sig : Nan : dodo. Mais bon... Et toi Sienna, raconte nous un peu.
- sourire amusé -
Sie : - soupire -
Jamais plus je ne serai un canari ! Ça c'est sûr ! Et puis j'ai rencontré un... garçon mais il est parti très vite et euh... Voilà quoi.
Sig : - yeux ronds -
C'est tout ? O_o
Sie : - écarquille les yeux -
Ben oui, et alors ?
- rougit -
L-G : Ben vous auriez pu au moins vous embrasser.
- lui sourit -
Sie : - sent son embarras grandir de plus en plus -
C'est à dire que...
Sig : C'est à dire que quoi ? Tu embrasses si mal que t'oses même pas nous le dire ?
Sie : Non mais euh... J'ai jamais embrassé voilà.
L-G : Non ?! Mais t'as quel âge toi déjà ?
Sie : Bah 18...
Sig : - se tord de rire -
Trop bonne ta blague ! Méga géniale ! Ça faisait longtemps que j'en avais pas entendu...
- croise son regard -
- arrête de rire -
[ y'a pas d'arrête dans le beefsteak xD ]
Nan c'est vrai ? Jamais ?
Sie : - se sent rougir comme une pivoine -
Non, jamais.
L-G : - ouvre des yeux ronds -
Ben ma vieille, on va t'aider à rattraper ça ! Et toi Sig, le max avec un mec, c'était quoi ?
Sig : Bah pas grand chose... Sans entrer dans les détails, juste de petits préliminaires.
- rougit -
C'était assez catastrophique je dois dire...
L-G : Bah allez raconte !
- lui fait un sourire maxi-format -
Sig : - attrape son doudou favori [ à savoir, un rondoudou >< ]
Ben... eh... Son engin a mis du temps à fonctionner. A vrai dire... il n'a pas fonctionné du tout. Il était grave gêné et je suis sortie en courant de la chambre...
L-G : - morte de rire -
Faudra vraiment que je vous apprenne des trucs !
Sig : En plus du sexe, qu'est-ce que tu veux nous apprendre ?
- coup d'½il curieux/amusé -
L-G : Mmmh... L'alcool par exemple ! Tu connais le kirsch cerise/multifruit ? [ mdr heiin Goudou ?! ]
-sourire amusé -
Sig : - yeux ronds -
Je suis toute prête à découvrir o_o.
L-G : T'as raison, c'est trop bon. Non mais sérieux, vous savez quoi ?
- change de sujet >< -
- grand sourire -

Sie : Quoiiii ?
L-G : Ben je compte organiser une fête bientôt pour mon anniv'.
Sig : Une fête ?Pour un anniv' ? Ton anniv' ? Quand ???
L-G : La fête je sais pas encore quand mais mon anniv' c'est aujourd'hui !
Sie : & Sig : BON ANNIVERSAIRE !
- elles se jettèrent sur elle, l'entourant de leurs bras, lui transmettant leur affection -
L-G : Merciiiiiiiiiii !


D'un commun accord, elles descendirent au self déjeuner en pyjama.


___Du côté de Enrico Garcia et Tristan Desanges :


E : - rentre décontracté dans la salle de bain et aperçoit Tristan, faisant ses plaques -
- sourit très largement -

J'ai une bonne nouvelle pour toi...
T : - lui jette un regard noir à travers le miroir -
Quoi ?
- continue de se lisser les cheveux -
E : - commence à se déshabiller pour aller à la douche -
J'ai gagné...
T : - se fige un instant, manquant ainsi de cramer sa frange platine -
- répond d'une voix glaciale qui contredit la nature même des mots employés -

Ravi pour toi.
E : - sourit de sa victoire -
- rentre dans la douche et ferme le rideau -
- avant de le refermer complètement -

Merci.
T : - murmure -
Enculé...
- éteint son appaeil, s'habille et se maquille avant qu'Enrico ne sorte et descend déjeuner -



___Du côté de tout les 7 :



Les élèves sont dans le self. Enrico et Massimo les ont rejoint. Tous discutent de tout et de rien jusqu'au sujet de conversation préféré de Lila Grace.



L-G : Donc voilà, vu qu'aujourd'hui c'est mon anniversaire, je comptais faire une petite fête demain soir, entre nous. Vous en dites quoi ?
E : Pourquoi pas... En plus, c'est aussi le mien demain. On pourrait en profiter pour une fête commune...
I : Moi, je suis ok.
Sig : - sourit -
Aussi.
L-G : Génial ! On aura qu'à récupérer les bouteilles de la fête d'hier.
T : Ça marche pour moi.
Sie : Ouais mais demain c'est dimanche et puis lundi on a cours alors...
L-G : Rhooo Sienna, fais pas ta rabat-joie.
- lui fait un sourire -
Sig : Décoince toi un peu... Et je t'en supplie, détends-toi !
Sie : Mmmh... Mais on suivra pas en cours après...
L-G : - soupire et lève les yeux au ciel genre " dites moi pas que c'est pas vraiiiii ?! " -
T : De toute manière Sienna, honnêtement, combien de fois tu as réellement eu besoin de réfléchir pour suivre en cours ? T'es une fille intelligente, profite-en pour déconner !
Sie : - rougit sous le compliment -
Bon ok...
Sig : - amusée -
Apparemment, il suffit qu'un garçon te fasse un compliment et tu es ok pour tout...
T : - lui fait un clin d'½il -
C'est bon à savoir...
Sie : - devient rouge comme une écrevisse -
I : Sienna, tu aggraves ton cas...
Sig : - rigole -
Détends toi, et vis l'instant présent.
L-G : De toute manière, je me charge de sa rééducation.
- sourire complice à Sigmund & Sienna -
E : Vous nous cachez quelque chose, les filles ?
- hausse les sourcils -
Sig : Pas qui doit vous intéresser...
- se lève -
- sourit à la table et remonte dans sa chambre -

L-G : Je confirme, ça ne regarde que nous.
- se lève à son tour et et entraîne Sienna à sa suite pour ne pas la laisser seule au milieu des garçons -
E : Je l'ai toujours su, les filles sont toutes les mêmes...
- ton exaspéré -
I : Comme les mecs. Et Enrico, arrête de te la péter s'il te plaît, je commence à saturer.
- se lève et sort à son tour, suivi de Massimo -
E : Quelle mouche lui pique ?
T : Mmmh... Disons que si tu ne te la jouais pas BG macho à longueur de journée, Igor préférerait. Un peu comme nous tous quoi.
E : Pff... De toute façon, personne ne me comprend. J'aurai vraiment du rester en Espagne.
T : Personne ne t'a demandé de venir, et c'est facile pour personne. Tu sais, t'es pas le seul à avoir eu une vie avant la Classe spéciale.
E : Peut-être, mais personne n'a vécu ce que j'ai vécu...
- se lève et sort -
T : - murmure -

Qu'est-ce qu'il en sait lui...
- quitte le self à son tour -


L'après-midi, la classe spéciale s'affaira à trouver de quoi utiliser pour la fête du lendemain soir & certains s'octroyèrent une pause sieste pour récupérer de leur dernière nuit.














Notes des auteures :
- Alors, le dessin est une scène de l'article précédent ( vous savez, celle avec Massimo qui se scarifie à coup d'aiguille ), réalisé par Marion. Elle s'est gavée xD. Merci à toi <3.
- Ensuite, merciiiii du fond du battant à nos nouvelles lectrices et bienvenue parmi nous ^^ <3. Vos nombreux commentaires sont adorables, vraiment vos compliments me font très plaisir. Et un merci particulier à storyclaire, qui nous ramène plein de monde. Bien sûr, vous êtes tous encouragés à faire de la pub si vous aimez la fic ^^.
- Et enfin, je suis vraiment désolée d'avoir mis autant de temps à publier la suite. Mais bon, Charlotte, ma collègue ><, est en vacances donc c'est pas super facile pour nous de fournir des suites régulièrement ^^.
- Ah oui, et ceux & celles qui voudraient être au courant de la publication des suites, ajoutez la fiction à vos amis et j'essaierai de vous avertir par commentaire ^^.





# Online seit Montag, 30. Juni, 2008 um 11:07

Geändert am Freitag, 11. Juli, 2008 um 16:57